Direct la continut

Maternologia


Un bébé parle à ses parents avant sa naissance V

Voici les grands principes à connaître pour que puisse se développer ma confiance dans la vie.

Soyez intimement persuadés que, durant les quatre premiers mois de ma vie, j’enregistre tout ce que je vis. Je suis une machine à enregistrer d’une perfection totale et très profonde. Cet enregistrement devient mon trésor, si tout simplement avec amour, vous veillez à semer en moi la plénitude, en assurant le duplex entre nous.

Je m’explique : je vous envoie un message, en moyenne il y en a huit, les voilà :

1. Je pleure parce que vous venez de me prendre sans précautions modifiant complètement mes sensations internes.

2. Vous me laissez trop longtemps éveillé alors que je suis couché, moi qui dans le ventre étais porté en permanence comme par la mer. Dans ce cas j’ai peu à peu la sensation de me vider, sans fin, ce qui est totalement contradictoire avec la vie qui est en moi. On croit que je suis sage alors que je me sens mourir. Il vous faut veiller à ce que cela ne se produise pas en me gardant auprès de vous.
Si cela se produit, parlez-moi doucement avant de me prendre : « Qu’est-ce qui se passe, mon bébé, ça ne va pas ? Tu trouves le temps long ? Tu ne bouges vraiment pas ! On dirait que tu es pris par un ensorceleur. Mais me voilà, je vais te prendre … » Quand je suis tout petit je n’ai pas de mémoire, à laquelle je puisse m’accrocher, alors je coule. L’effondrement intérieur produit dans mon cerveau un message qui obligatoirement laissera des traces. Ces traces seront fonction de la fréquence de ces périodes de vide et pourront être, si elles sont trop nombreuses, à l’origine soit de handicaps, soit de névroses, soit de débilité.

3. Vous ne m’expliquez pas les changements qui interviennent dans ma vie, les nouveautés : changement, de lieu, de maison, de berceau, de voiture, de biberon, etc …

4. Pour empêcher mon cerveau d’halluciner, il faut m’encourager à chaque progrès. Chaque parole d’encouragement est un acte d’amour qui réchauffe mon cœur et ainsi je peux, peu à peu, trier le comportement qui vous convient. Autant de traces qui s’inscrivent dans mon cerveau à la place des hallucinations.

5. Me prendre dans les bras avec l’intention de me calmer doit être votre intention permanente.

6. La différence entre la nuit et le jour je la découvre très lentement. C’est un peu une question de chance. Si je l’ai déjà perçu dans le ventre, alors cela sera facile. Sinon il va vous falloir prolonger, pendant la nuit, les espaces entre les moments où vous me nourrissez. Et pour ce faire mon père, qui n’a pas l’inquiétude de ma mère sera beaucoup plus efficace pour me calmer. Parce que j’absorbe l’anxiété de ma mère, je continue à pleurer dans ses bras, non pas de faim mais de peur. Mon père est comme un roc. Dans les entrailles de mon père se situe une autre sorte de nid dont on ne parle pas assez.
Et puis ne vous inquiétez pas au moindre gargouillis, attendez un peu avant de vous levez, je vais peut-être me rendormir tout seul.

7. Quand vous m’emmenez dans une assemblée, je bouillonne à l’intérieur, parce que trop de choses nouvelles s’enregistrent en moi en même temps. Cela me fait mal au ventre, j’ai l’impression d’être étripé, parce que mon ventre, comme le vôtre est mon deuxième cerveau.
8. Le sommet du bonheur c’est d’avoir une mère qui se bat, sans s’épuiser, pour m’offrir, pendant cinq mois, comme un deuxième utérus déployé autour de moi sur cette terre si nouvelle et si effrayante parfois. C’est-à-dire que ce je vous dis là vaut d’abord jusqu’à la fin de mon cinquième mois !
Donc, je vous envoie des messages tout le temps, espérant que vous y répondrez, c’est ça le duplex ! Vous verrez que je vous le rendrai bien !